23 juin 2008
Ballade des contradictions
J'ai été taguée, oui taguée par MG.Profonde (dont vous trouverez l'adresse en lien)!! Alors non, je n'ai certes pas le visage ravagé par des couleurs criardes et ma voiture va très bien merci! Mais, je dois vous dévoiler cinq contradictions... C'est donc l'âme en peine et le cerveau retourné que j'ai cherché, cherché et cherché encore... Et je n'ai trouvé que ça :
J'écris régulièrement des notes en me plaignant de mes élèves ou de mon travail, or je l'adooOOoore!
Les voyages sont ma grande passion, mais je déteste sortir de chez moi...
En bonne Française que je suis, j'aime particulièrement le fromage, je n'en mange pourtant jamais.
Je suis une grande obsessionnelle du rangement, du ménage et de la symétrie (et je ne me soigne pas), or il m'est absolument impossible de m'approcher du four ou de la cuvette des WC un gant à la main!
Je suis athée, il m'arrive pourtant très régulièrement de m'écrier : "Oh! Mon Dieu!"
Après un post aussi pitoyable (au passage je tague : Carl, Didou, Maé, Nina et Amapolita), je vous laisse en bien meilleure compagnie : voici la ballade dite "des contradictions" qui permit à François Villon de gagner le concours de Blois!
Ballade du concours de Blois
Je meurs de soif auprès de la fontaine,
Chaud comme feu et tremble dent a dent,
En mon pays suis en terre lointaine,
Lez un brasier frisonne tout ardent,
Nu comme un ver, vêtu en président,
Je riz en pleurs et attends sans espoir,
Confort reprends en triste désespoir,
Je m'esjoys et n'ai plaisir aucun,
Puissant je suis sans force et sans pouvoir,
Bien recueilli, débouté de chacun.
Rien ne m'est sûr que la chose incertaine,
Obscur fort ce qui est tout évident,
Doute ne fais fort en chose certaine,
Science tiens a soudain accident,
Je gagne tout et demeure perdant,
Au point du jour dis : « Dieu vous doint bonsoir! »,
Gisant envers j'ai grand peur de choir,
J'ai bien de quoi et si n'en ai pas un,
Eschoicte actens et d'homme ne suis hoir,
Bien recueilli, débouté de chacun.
De rien n'ai soin, si mectz toute m'atayne
D'acquérir biens et n'y suis prétendant,
Qui mieux me dit, c'est cil qui plus m'atteigne,
Et qui plus vrai, lors plus me va bourdent
Mon ami est qui me fait entendent
D'un cygne blanc que c'est un corbeau noir,
Et qui me nuit, croit qu'li m'aide à pourvoir,
Bourde, verté, au jour d'uy m'est tout un,
Je retiens tout, rien ne sait concevoir,
Bien recueilli, débouté de chacun.
Prince clément, or vous plaise savoir
Que j'entends moult et n'ai sens ne savoir;
Parcial suis, a toutes loys commun.
Que sais je plus ? Quoi ! les gaiges ravoir,
Bien recueilli, débouté de chacun.
18 juin 2008
Home in the box
Alors que les semaines se traînent péniblement les unes après les autres et que les élèves se font de plus en plus... invisibles, je suis toujours la tête plongée dans les cartons : aujourd'hui j'ai terminé les pages de slips pour hommes; j'ai donc emballé mes bols avec des pyjamas masculins, puis du linge de maison (merci aux catalogues à la c... qui ont au moins l'utilité de servir enfin à quelque chose lors d'un déménagement!). Les placards se vident doucement et l'appartement prend des allures d'arrière boutique... Au pied de mon lit : des cartons! Sous mon bureau : des cartons! Derrière les portes (qui ne s'ouvrent plus qu'à moitié) : des cartons! Je vis dans un appartement en carton (pirouette-cacahouette). Pourtant, je n'en vois pas le bout, il reste encore tellement de choses en attente d'une belle boîte en carton!! Comment peut-t'on accumuler autant d'objets divers et variés? Je fais donc des choix : 20 mugs pour deux personnes me semblant un peu exagéré, j'ai décidé de ne pas tout prendre... Erreur! Je n'y arrive pas : je suis restée à méditer devant mes mugs de longues minutes avant d'en choisir deux (!) que je ne pouvais me résoudre à jeter!! Je revenais sans cesse vers la poubelle et regardais ces deux tasses parmi les détritus sans pouvoir fermer mon carton...
Que va-t'il advenir de ces deux tasses? Sauteront-t'elles toutes seules dans le carton? Les 18 autres membres de leur famille surmonteront-t'ils leur séparation? Une âme charitable leur viendra-t'elle en aide?
La suite au prochaine épisode!
Episode suivant : Ne pouvant définitivement pas fermer ce maudit carton alors que deux misérables mugs étaient abandonnés là, à quelques mètres, j'ai pris une ferme décision : m'approchant de la poubelle d'un pas chancelant, j'ai saisi une tasse dans chaque main et ... je les ai violemment cognées l'une contre l'autre, une fois, puis deux, jusqu'à ce qu'elles se brisent! Une fois les deux mugs cassés, j'ai pu enfin fermer le carton sur lequel j'ai écris au stylo rouge : 18 mugs - cuisine. J'avais du sang sur les mains... Ouais, j'suis comme ça!
16 juin 2008
Avez-vous embrassé le mort?
Samedi soir, nous étions invités à un anniversaire de mariage pas comme les autres... Nous nous étions mis sur notre 31 pour l'occasion et nous avons été particulièrement surpris de voir qu'une grande majorité des autres convives arrivaient tranquillement en jeans et en basquettes! Puis juste avant de partir, l'une des invités a été violemment prise à parti par un homme tout de noir vêtu : il voulait se confier pour soulager sa conscience, mais la personne à qui il s'adressait avait selon lui "une tête de victime" et j'ai craint le pire, mais il a fini par se calmer et nous sommes tous montés dans un bus qui nous mena jusqu'à une destination secrète, celle de la cérémonie. Nous venions juste d'arriver lorsque des coups de feux retentirent et qu'un homme sinistre enleva deux jeunes filles descendues pour porter secours! Nous n'avons même pas eu le temps de nous remettre de nos émotions que de violentes disputes éclatèrent entre plusieurs invités... L'homme de main du parrain nous demanda alors de bien vouloir nous installer dans la salle de réception et nous ne nous firent pas prier! Un couple étroitement enlacé dansait seul sur la piste; la jeune femme avait la tête tendrement posée sur l'épaule du danseur, mais elle me semblait étrangement "endormie"... Je compris quelques minutes plus tard qu'elle l'était de façon définitive et mon sang se glaça. Je ne pensais plus qu'à une seule chose : partir! Seulement, le colosse qui gardait la porte d'entrée ne me donnait pas l'impression d'apprécier ce genre de plaisanterie, partir avant la fin de la réception, c'est quelque chose qui ne se fait pas ici... Heureusement, le parrain prononça le traditionnel discours, puis dût sortir pour régler une affaire urgente, il tenait son club de golf à la main. Lorsque nous sommes enfin sortis, une autre tragédie nous attendait : un corps allongé sur le sol, immobile et deux hommes qui se disputaient violemment pour des histoires de procédure : il aurait fallu creuser deux trous et non pas un! Nous sommes finalement remontés dans le bus et parmi les invités plusieurs jeunes femme sous le choc criaient : "Avez-vous embrassé le mort?" Pendant le trajet, deux hommes s'échangeaient une bouteille de tabasco en discutant de leurs spécialités : l'un des deux préférait les blondes de moins de 25 ans, avec un magnétoscope et myopes. Ses crimes à lui étaient des oeuvres d'art, des pièces uniques. Et nous sommes enfin arrivés : ils nous ont déposés au pied du pot de yaourt qui ce soir là s'illumina de mille feux. J'avais froid, mais je ne regrettais rien!
14 juin 2008
Aujourd'hui c'est la sainte Elisée. Tant mieux!
Je n'aime pas Carla Bruni-Sarkozy. Pour des raisons diverses et variées : pour ses petits tailleurs bien propres, ses sourires de reine du monde, mais surtout à cause de son mari. Oui, parce que Carla Bruni tout court, je l'aimais bien moi! Je fredonnais souvent quelques unes de ses chansons que je trouvais charmantes et dont j'appréciais tout particulièrement les textes. Seulement voilà, c'est bien Carla Bruni-Sarkozy qui vient de sortir un troisième album et là, tout se complique... En effet, la maison de disques "Naïve" (celle de Björk, excusez du peu!) organise depuis mardi des écoutes de l'album pour la presse et depuis, rien ne va plus! La question que tout le monde se pose est la suivante : peut-t'on se permettre de chanter "tu es ma came" lorsque l'on est la première dame de France? Pas facile d'établir une limite entre vie publique/vie privée... Certes, mais de là à créer un mini-conflit franco-colombien, il ne faut quand même pas abuser!!! Le ministre colombien des Affaires étrangères a grotesquement protesté contre les paroles de cette chanson comparant l'amour à une addiction aux drogues : "Tu es ma came - Plus mortel que l'héroïne afghane - Plus dangereux que la blanche colombienne"... Pas facile de trancher et pourtant n'ayons pas peur des mots : qu'il s'occupe plutôt d'Ingrid Bétancourt et qu'il arrête un peu de faire ch...
13 juin 2008
Los tiempos pasan como las nubes...
Tous les ans, c'est la même histoire! L'année est rythmée par des "incontournables" qui personnellement m'exaspèrent! Et il y a du choix : le paris-dakar, la rentrée des classes, rolland-garros, le bac... Et ça commence comme tous les ans par la philo! Alors, ce sera quoi le sujet cette année? Au secours! J'envie mes collègues du lycée qui termineront les cours beaucoup plus tôt que nous, larbins du collège et je repense avec nostalgie à l'année dernière où j'avais passé trois jours chez ma grand-mère dont la maison se trouvait à quelques pas du lycée où je devais faire passer des oraux au T.ES... Trois jours, c'est long et pourtant, c'est un très agréable souvenir. Alors, voilà, je me fais l'écho des informations de ce soir et je vous livre mes conclusions au retour de cet examen qui doit en faire trembler plus d'un en ce moment : le bac!
L'oral du bac
Prof en lycée pour la première fois cette année, j'ai donc goûté aux joies du baccalauréat! Pour mon baptême du feu, j'ai eu de la chance car on m'a épargné les copies : Mr le recteur m'a envoyé trois jours à la campagne à faire passer des oraux. Coincée entre les examinateurs d'anglais et de russe, je suis arrivée le premier jour en me demandant : "Mais pourquoi moi?" Puis, je me suis vite rendue compte que les candidats étaient des élèves normaux (ma plus grande peur étant de me retrouver face à quelqu'un qui en sache plus que moi... On ne sait jamais!) et qu'ils avaient bien plus peur que moi.
La première candidate de la dernière matinée m'a d'ailleurs particulièrement marquée : cinq minutes après qu'elle ait commencé à présenter son texte, elle s'est mise à paniquer sans raisons et elle a fondu en larmes avant même que je ne comprennes quel était le problème ??? En plus, la pauvre gosse avait les lèvres tellement gercées que de pleurer comme ça à chaudes larmes, elles se sont littéralement fendues et ça s'est mis à pisser le sang partout!!! Je lui tends un mouchoir, non, lui demande si elle veut un verre d'eau, non, puis je finis par lui dire que si elle ne se calme pas, elle va foutre la trouille aux autres candidats qui ne vont pas en croire leurs yeux en la voyant sortir comme ça, en larmes et avec du sang plein la bouche, que c'est moi qui vais passer pour un vrai dragon, alors que je n'y suis pour rien! Sourire de la fille dont les lèvres se remettent aussi sec à pisser le sang. M... Enfin, elle veut bien de l'eau, se calme et finit par terminer son truc, pas trop mal d'ailleurs.
Quand finalement elle sort, je suis tellement stressée que je me décide enfin à me servir un café (ce que je n'avais pas encore fait avant car je trouve ça bien peu délicat de boire son petit noir face à un candidat). Ne quittant pas le suivant des yeux (genre : "c'est vraiment passionnant c'que tu dis" ), j'essaie d'attraper le thermos le plus naturellement possible. Seulement voilà, impossible d'ouvrir cette salop... : à chaque tentative, il laisse échapper un petit "pchouit!" mais pas de café... Le candidat sourit en coin, j'ai l'air d'une conne... Je décide donc d'y aller franchement et dévisse le bouchon du thermos, aaaaaahaaaaaah! Il est super bon leur café, j'en bois une, deux, trois tasses, puis je ne les compte plus et vide carrément le machin. Sur le coup de 11 heures, je suis dans un état pas possible : j'ai super envie de pisser et j'ai tellement les mains qui tremblent qu'on dirait un camé en manque... Je me lève donc comme je peux pour faire entrer le candidat suivant qui doit sûrement penser à ma démarche que j'ai une p... de crise d'hémorroïdes. Moi, je suis comme lui : je ne pense plus qu'à un seul truc : "C'est quand qu'on s'casse?"
12 juin 2008
En vrac
Je dors mal en ce moment... J'ai chaud, j'ai soif, je me lève, je me recouche, change mille fois de positions, bref, je ne dors pas et l'horloge tourne. Le matin, je suis rincée et de mauvaise humeur. En plus, je fais des cauchemars plus stupides les uns que les autres. J'ai même été tourmentée toute une nuit par les aventures d'Ingrid Bétancourt! J'espérais bien qu'au réveil j'apprendrais sa libération, mais non, ce n'était malheureusement pas un rêve prémonitoire.
Je découvre (enfin) l'étendu de mon bouquet TV et me régale devant "discovery" ou "voyage", ainsi que les chaînes "planète" (no limit - justice - thalassa...). Bref, c'est bien, mais il est clair que j'en ai vraiment trop!
Nous allons bientôt signer chez le notaire pour l'achat de notre maison et je suis pour l'instant dans la phase délicate de l'empaquetage et je n'en peux plus de tous ces cartons!!!
Mon cher et tendre part lundi prochain pour la Sicile afin d'assister au mariage d'un de ses amis d'enfance. Je suis conviée, mais ne peux malheureusement pas y aller! Je serai donc seule la semaine prochaine (snif!).
31 mai 2008
Dixie days
C'est samedi. Il fait chaud. Une douce odeur de gaufres flotte dans l'air. Nous profitons de nos derniers jours en bord de mer pour nous dégourdir les jambes et les oreilles aux "Dixie days". Nous entendons au loin le cri d'une trompette qui salue les bâteaux. Même les mouettes se sont faites discrètes aujourd'hui. Tout le monde écoute... Un peu plus loin, des petits enfants sautillent sur place, puis improvisent, tout comme les musiciens, un pas après l'autre, quelques danses improbables et charmantes. Encore une petite note!
Dis maman, je peux reprendre un peu de jazz?
26 mai 2008
Memoria chilena
Durant mes dernières vacances à Madrid, j'ai dévalisé la fnac del callao! Depuis, je me délecte chaque soir de quelques pages de bonne litérature. Le choix fut difficile, mais j'ai commencé par un livre de mon écrivain favori : Isabel Allende. Son roman "Inés del alma mia" porte un regard nouveau (pour moi) sur la conquête espagnole. En effet, complètement obnibilée par les civilisations précolombiennes du Mexique (les Mayas et les Aztèques), je ne me suis que très peu intéressée aux Incas et encore moins aux peuplades du sud. Tout n'a pas été aussi facile que je le pensais pour les conquistadors espagnols, surtout dans la vaste région de "La Araucania" (je recommande chaudement aux curieux le site suivant : http://www.araucania.cl/). Voici en quelques mots la trame de l'histoire (dont je traduis ensuite les grandes lignes pour les non-hispanophones) :
Esta novela está basada en la vida de Inés Suárez, una mujer extremeña cuyo esposo, Juan de Málaga, viaja al Nuevo Mundo en el siglo XVI en busca de El Dorado. Años después, ella decide ir en su búsqueda. Cuando recibe la noticia de que su esposo ha fallecido, se une al grupo de conquistadores que pretenden llegar a Chile. La fuerza de Inés le ayuda a sobrevivir ante todo tipo de percances : el viaje en barco, su llegada a Perú y cómo sale airosa de todas las situaciones gracias a sus habilidades femeninas mezcladas con un espíritu masculino. La parte más épica es la que se centra en el instinto de superviviencia cuando se lleva a cabo la travesía hasta Chile y cómo tienen que reaccionar frente al ataque de los indios mapuche, y la parte más amable es una espectacular historia de amor que tiene como protagonista a Pedro de Valdivia : un hombre ambicioso al que Inés consigue dominar y compartir con él la aventura de la conquista de Chile. La intuición femenina les ayuda a superar muchos percances y el amor entre ambos es tan potente que es inimaginable pensar en una separación. Las aspiraciones políticas de Pedro potenciarán la ruptura entre ambos pero la huella que dejará el conquistador en esta mujer fuerte y valiente perdurará hasta el resto de sus días. Los indios nunca llegan a aceptar que los conquistadores españoles se afinquen en sus tierras. Atacan y saquean Santiago y hay que comenzar de nuevo. Inés no se da por vencida y junto a Rodrigo de Quiroga, que ha sido hombre de confianza de Pedro de Valdivia reconstruyen la ciudad. Nace entre ellos una relación distinta, un amor adulto, que no se puede comparar a la relación de complicidad que había existido entre Inés y Pedro, pero que se traduce en estabilidad y confianza.
Ce roman se base sur la vie d'Inés Suarez, une femme originaire d'Extremadure (province espagnole) dont le mari, Juan de Malaga, part pour le Nouveau Monde à la recherche de la ville mythique de "El Dorado" au 16ème siècle. Quelques années plus tard, elle décide de partir à sa recherche. Lorsqu'elle apprend la mort de son mari, elle se joint à un groupe de conquistadors voulant aller au Chili (...) L'épisode le plus épique se focalise sur son (extraordinaire) instinct de survie (...) et la manière dont ils font face aux attaques des indiens Mapuche (...).
Les indiens Mapuche... Isabel Allende brosse un portrait stupéfiant de leur leader militaire : Felipe Lautaro est un jeune garçon lorsqu'il entre au service du gouverneur du Chili Pedro de Valdivia. Dans le plus grand secret, il écoute et observe les soldats espagnols afin de pouvoir connaître leur culture et leurs stratégies de guerre. Après plusieurs années d'observation, il retourne auprès des siens et lève une armée redoutable pour faire face aux "huincas" et exterminer ces indésirables envahisseurs. Sa vie à elle seule est un vrai roman, voici une biographie plus complète de cet extraordinaire stratège :
Luan- taro, en mapuche, nace en las selvas de Carampangue y el Tirúa el año 1534. Se forma al alero del gobernador Pedro de Valdivia quien lo toma a su servicio en 1550, a la edad de 16 años, como mozo de caballerizas y lo apoda Felipe. Lo acompaña en sus campañas en el sur. A su lado aprovecha la oportunidad para estudiar las debilidades de los españoles. Más tarde convencerá a los mapuches que los conquistadores no son invencibles, que se rinden ante la fatiga y el cansancio y que su número es tan reducido que carecen de hombres de reserva para reorganizarse en caso de desastre. Es destacado por sus habilidades como estratega. No se sabe a ciencia cierta en qué momento se une a los indios para combatir en las guerras de la conquista, pero se cree que huyó alrededor de 1553.
Como líder de las fuerzas mapuches participa en la batalla de Tucapel donde el gobernador Pedro de Valdivia pierde la vida. En esa ocasión su táctica consistió en retener a Gómez de Almagro en el fuerte de Purén, mediante un ardid; impedir a Valdivia la entrada al fuerte de Tucapel levantándole obstáculos y derrotar a los españoles por cansancio, oponiéndoles escuadrones sucesivos y derribando los caballos a golpes de maza y macana, prescindiendo de lanzas y arcos. Lautaro vence a Francisco de Villagra en la batalla de Marigüeñu. Ataca Penco el 22 de diciembre. Captura por segunda vez la ciudad de Concepción en 1556. Un año después inicia su marcha hacia el norte, con el propósito de atacar Santiago. Cruza el Maule y llega a Chilipirco donde se encuentra el campamento español. El 1º de abril, mientras los mapuches duermen, las tropas conquistadoras los atacan por sorpresa. Lautaro es muerto de un lanzazo, pero sus huestes combaten por más de 5 horas hasta que los españoles logran el triunfo.
Il ne me reste que cinq pages avant la fin. Comme à mon habitude, je fais traîner le plus possible pour ne pas me séparer de tous ces personnages que j'ai pris en affection. Pathétique?
20 mai 2008
Crotzutflut!
Je suis une petite dame fort gentille. J'ai bien envie de balancer un gros "vaffanculo" à la tête de quelqu'un de temps en temps, mais je me retiens et il faut vraiment me pousser à bout pour que je craque. Je dois sûrement cette nouvelle qualité (la patience) à mes charmants élèves qui m'en font baver régulièrement. Et pourtant, s'il y a bien une chose qui me fait sortir de mes gonds, ce sont toutes ces petites remarques, plus ou moins directes, que j'entends constamment à l'égard de ces grosses faigniasses de profs.
Ma copine Carl, elle, n'y va pas avec le dos de la cuillère! Elle est vraiment super fortiche dans l' "envoyage balader des gros c..." un sport très méconnu qui n'est pas encore une discipline olympique, mais qui grâce à elle, le deviendra sûrement très bientôt!!! Voici comment elle concluait une note aujourd'hui :
à ceux/celles qui trouveraient que je me plains d'une façon fort gonflée
je dis gentiment merde
j'ai fait des études, des choix et j'ai passé un concours
j'invite les envieux et les râleurs à s'y coller à leur tour
pour venir se taper dans la semaine une centaine de gosses vraiment vraiment pas commodes...
Je crie "bravo" et j'applaudis à deux mains!! La plupart de nos détracteurs sont bien trop lâches pour tenter un tel parcours car lorsque l'on est prof, on est avant tout un simple fonctionnaire au service de l'Etat, ce qui n'est pas toujours très amusant, loin de là... Parmi divers exemples, voici mon parcours personnel :
Après le bac, je passe une licence à l'université de Caen. Pendant les vacances scolaires, je travaille systématiquement pour aider mes parents à financer mes études. Je passe mes journées et une bonne partie de mes nuits à étudier, alors que d'autres sortent et se la coulent douce. Je loge dans un foyer d'étudiantes tenu par des religieuses (ça fait peur, hein?).
Je pars ensuite un an en Espagne où je travaille dans un collège en tant qu'assistante au professeur de français. L'après-midi, je me dégote un petit job dans une école de langues privée. Je suis toute seule dans un pays étranger. J'ai 20 ans.
Retour en France. Je prépare le concours du capes que je réussi à la troisième tentatives. Dûr! Dûr!
Je suis envoyée en tant que professeur stagiaire dans une ville à la cambrousse (j''habite dans La rue principale, ce qui n'est pas trop difficile, il n'y en a qu'une!). Deux jours par semaine, je me lève à cinq heure du matin pour courir après un train : je suis encore élève et j'ai donc quelques jours à suivre à l'autre bout de l'académie!
Mon année de stage est validée et je quitte donc mon statut de demi-prof! Je suis mutée au Havre dans une belle et grande ZEP. Au mois de février, je suis internée d'urgence à l'hôpital pour pétage de plombs aggravé (comprendre : dépression nerveuse - 12 kilos en moins au passage). L'année suivante, on me balance sur un autre collège (une ZEP classée plan violence - toujours plus fort!). Puis, une carte scolaire me tombe sur le coin de la figure et je me retrouve à passer une année entière à préparer des cours pour mes classes de terminales (le lycée - une bouffée de bonheur dans ma carrière). Et me voilà, cette année, partagée entre trois établissements et travaillant dans la pire ZEP du Havre!
En attendant les résultats des mutations, je croise donc les doigts pour récupérer un poste! Et pas n'importe lequel! Mon tout premier!!! C'est tellement pathétique que ça en devient drôle! Alors, à l'instar de Carl, je rappelle aux grincheux que les concours sont ouverts à tout le monde et que si vous pensez mieux faire : venez! on vous attend!
19 mai 2008
Petite note pour gros mots
Je faisais un petit tour dans la blogosphère quand je me suis retrouvée sur le blog d'une vie de prof (que vous trouverez ici : http://myownblog.canalblog.com/). Je me suis doucement bidonnée en lisant son post daté du 18 mai et répondant au doux titre de : " Tout ce qu'on m'a dit cette année"... Trouvant l'idée plutôt amusante, voici donc un petit récapitulatif de l'ensemble des gros mots que je me suis pris dans la tronche :
D... elle a un bédo dans le vagin - Malheureusement pour lui, j'étais juste derrière! L'idiot en question n'était même pas un élève à moi, il a été cordialement invité au poste de police quelques jours plus tard...
Dégage! - A la fois simple et direct, idéal pour être exclu deux jours!
Vazy! J'm'en bas les couilles! Me parle même pas toi! - Classique.
Me touchez pas! Vous avez la peste! - Toujours agréable...
Pédale! - Très surprenant... Ne savent-t'ils même pas adapter les insultes au sexe de la personne intéressée?
Et le reste... J'ai déjà oublié!!!



